Business Review » Rubrique Définition » Définition le cas échéant : comment et quand l’employer ? | novembre 2021

Définition le cas échéant : comment et quand l’employer ?

En français, il existe de nombreuses expressions qui sont souvent employées de manière indue, à tort et à travers. C’est le cas notamment de l’expression « le cas échéant ». Si parfois, elle est mal utilisée, son sens est d’autant plus mis à mal. Pour certains, le cas échéant traduit dans le cas où c’est nécessaire ou pour d’autres dans le cas contraire. Il est certainement venu le temps pour vous, d’y voir plus clair. Voici tout ce qu’il faut savoir sur la bonne définition de cette expression et la meilleure manière de l’utiliser.

Définition et étymologie de « le cas échéant »

L’expression « Le cas échéant » est tirée du participe présent du verbe « échoir » qui, dans un premier temps, signifie « tomber » ensuite « advenir » ou « tomber dessus par hasard ». Lorsqu’il est considéré où son participe présent, le terme « échéant » signifie alors « qui arrive ». Alors, il est bien logique de remplacer l’expression « le cas échéant » par « au cas où cela arrive ». Par conséquent, cette expression traduit globalement l’éventualité associée à une connotation de hasard.

Dans la même famille

À l’origine, il existe une racine latine qui a donné naissance à une grande famille de mots français qui ont tous un lien avec l’expression tomber. Ainsi, échéant avait comme mot de la même famille : chuter, chute, déchéance, caduc (exprimant surtout des feuilles qui tombent tous les ans).

Dans ce cas précis, vous pouvez ajouter le mot accident qui, à l’origine, désigne un évènement qui survient en bien ou en mal. Également, il faut savoir que le mot chance peut être ajouté à cette famille. Littéralement, il signifiait alors « façon dont tombent les osselets ou les dés ».

Évolution orthographique

Il fut un temps où les verbes échoir, choir et déchoir s’écrivaient respectivement echoier, cheoir et décheoir. Ainsi, ils prenaient un « e », à l’image du verbe seoir et de sa famille (asseoir, rasseoir, messeoir et surseoir). Par la suite, le « e » a disparu notamment au niveau de la 4e édition du Dictionnaire de l’Académie française, édité en 1762. Quant à la famille de seoir, il faut attendre 1990 et les rectifications orthographiques pour voir des modifications être appliquées.

Aujourd’hui, il est bien possible d’orthographier soir ou seoir ou encore assoir ou asseoir, entre autres. Le principal avantage de ce changement, l’ensemble des verbes avec terminaison en oir ne s’écrivent plus avec un « e ». L’autre avantage à souligner, c’est l’harmonisation de la conjugaison du verbe assoir. Ce changement important au fil des années n’a pas trop eu d’impact sur la vraie signification de l’expression « le cas échéant ».

Quand et comment employer  ?

Pour employer l’expression « le cas échéant », il faut notamment suivre la règle, suivante. Elle doit être utilisée pour remplacer les expressions suivantes :

  • « si cela se produit »
  • ou encore « si cela est nécessaire ».

L’expression ne peut pas être utilisée pour dire « dans le cas contraire. ». Cela ne serait pas correct et cet emploi pourrait davantage entraîner une confusion entre les verbes « échoir » et « échouer ». Pour d’autres manières d’utilisation de ces termes, vous pouvez le faire.

Exemples : Il arrive que j’aie des doutes concernant la langue française. Le cas échéant je me rends sur le site officiel de lalanguefrancaise.com. Ici, l’expression signifie « au cas où cela arrive ». La pluie est prévue par la météo d’aujourd’hui : je dois alors acheter un parapluie, le cas échéant. Ici l’expression est employée dans l’éventualité où il vient à pleuvoir.

Exemples d’application de « le cas échéant »

Voici quelques cas d’usages de l’expression « le cas échéant » :

  • « Ils établissent les lois et le budget de l’État après consultation et vote des sénateurs et des députés, le cas échéant des Français par référendum. »
  • « L’objectif n’est pas de froisser nul État souverain, mais leur faire bien comprendre que si le pays est menacé, elle estime être en droit de répliquer. Cela doit s’opérer après consultations des grandes instances internationales, le cas échéant, après la tenue d’une rencontre extraordinaire au Conseil de sécurité de l’ONU. »
  • « Chaque année, un bilan est défini par le Comité de l’emploi et le cas échéant de nouvelles mesures, orientées par un rapport de l’organisme. »
  • « Le jour arrivé, l’Air Chief Marshall Robert Mallory ne comptait que 7 500 avions de reconnaissance, qui, le cas échéant, étaient en mesure d’être appuyés par 3 500 autres appareils de l’aviation de bombardement stratégique. »
  • « Lorsqu’un ouvrier décède, l’État s’en approprie, bien évidemment, le cas échéant, doit assurer une meilleure qualité de vie à sa femme et à ses enfants. »
  • « Tu dois être prêt et en mesure de prendre notre place, dans le cas échéant, et assurer la liaison avec le poste central. »
À Propos de l'auteur : Lucas

Entrepreneur dans l'âme, j'ai à cœur de vous partager ma fibre entrepreneuriale.